Au fil des Alpes Grées

Durant l’été 2017, j’ai réalisé un trek original au fil des Alpes Grées avec des groupes différents, dans un sens puis dans l’autre. Les Alpes Grées, c’est ce massif frontalier qui s’étend du Col du Petit Saint Bernard, jusqu’au Massif du Grand Paradis. Plus confidentiel que ses voisins du Mont Blanc, de la Vanoise ou du Grand Paradis, le massif des Alpes Grées offrent cependant assez de sentiers balisés et de refuges accueillants pour de beaux itinéraires en se jouant des frontières.

Après un premier séjour en juillet avec des clients anglais, j’ai pu y retourner en septembre avec un autre groupe d’habitués. J’avais profité des lumières d’automne pour emporter l’appareil photo.

Refuge du Ruitor et Lac du Petit

La première journée était assez courte, il s’agissait simplement de monter au Refuge du Ruitor. J’ai pu facilement motiver le groupe pour une balade supplémentaire au lac du Petit. De là, la vue sur les glaciers du Ruitor est belle. La descente s’est faite avec le soleil déclinant.

L’Archeboc sous la pluie et la neige

La deuxième journée devait être une jolie randonnée tranquille, passant par le lac Noir du Monséti. Mais les éléments en avaient décidé autrement, et c’est sous la pluie que le refuge de l’Archeboc nous vit arriver. Ce fut une longue après-midi de lecture à l’abri, tout en faisant sécher nos affaires… Seul le crépuscule nous redonna un peu d’espoir pour le lendemain.

Mario Bezzi, l’autre versant des Alpes Grées

La troisième journée de ce trek nous vit basculer sur l’autre versant des Alpes Grées, en Italie. C’est par le Col du Mont que nous sommes passés dans le Valgrisenche, pour rejoindre le Refuge Mario Bezzi, niché au bord d’un petit lac avec vue sur les glaciers italiens de la Grande Sassière.

Le col du Rocher Blanc

Quatrième et dernier jour de trek, nous repassâmes en France par le col du Rocher Blanc, ou col Vaudet, qui ferme le fameux vallon du Clou. Magnifique vallon sauvage, il est dominé par les glaciers de la Balme, qui alimentent par leurs chutes de séracs un étonnant glacier régénéré, perdu au creux des alpages.

Le vallon du Clou est un riche alpage toujours en activité, mais les vieux chalets ont été abandonnés. Les glaciers du Mont Pourri lui offrent une toile de fond de toute beauté.

Vous retrouverez certaines de ces photos en meilleure définition dans ma galerie ici et .

La Haute-Maurienne sans frontière

Pour relancer un peu ce blog négligé, je vais publier de temps en temps mes séries de photo. On commence donc avec un petit trek en Haute-Maurienne.

Ça pourrait paraître un peu doublon avec les publications dans la galerie ou sur les réseaux sociaux. Cependant, ça permet surtout d’avoir une vision différente d’une série, plus cohérente, avec un petit récit et des photos inédites.

On va donc commencer avec une série pas toute récente, de juillet 2016. Cet été-là j’avais proposé à des clients un trek de 5 jours en Haute-Maurienne (Savoie) qui cheminait de part et d’autre de la frontière italienne. Comme c’étaient des clients réguliers et qu’on dormait en refuge, je m’étais permis une petite surcharge de matériel photo…

La première journée ne fut pas très longue mais sportive quand même, pour profiter d’un panorama imprenable sur le lac du Mont Cenis. La météo n’ayant pas vraiment été de la partie, je n’en ai gardé que peu de photos.

La journée suivante nous a vu basculer sur l’Italie en empruntant un itinéraire possible d’Hannibal : le col Clapier. La vue sur la vallée de Suze était extraordinaire.

Puis le retour vers la Haute-Maurienne par un ancien col glaciaire. Une journée difficile techniquement à cheminer dans des pierriers puis sur des névés rescapés de l’hiver.

La quatrième journée ne fut pas de tout repos non plus, avec encore de la neige mais toujours les paysages époustouflants de la Haute Maurienne.

En enfin, la dernière journée nous vit redescendre près de la civilisation. Son premier contact fut l’étonnante chapelle de Saint Pierre d’Extravache

N’hésitez pas à aller voir quelques-unes de ces photos en grand format dans la galerie !

Stage photo en Oisans face à la Reine Meije

Avec mon collègue Marc Chevallay nous avions programmé un stage photo « facile » en Haute Maurienne Vanoise pour ce mois de septembre 2014. Nous avons choisi de déplacer ce stage photo en Oisans, n’ayant qu’un seul stagiaire inscrit et qui était ouvert à toute proposition. C’était l’opportunité d’en faire aussi une sorte de stage « d’exploration ».

Stage photo montagne

Pourquoi ce stage photo en Oisans ?

Tous deux amoureux des montagnes, et pas seulement de celles qui nous entourent, nous avions envie depuis un moment faire une sortie photo face à la Meije pour repérer les lieux et proposer un jour un stage photo en Oisans. L’occasion était donc trop belle de combiner à la fois le repérage dans un coin dont nous connaissions déjà le potentiel, et un stage photo original avec un stagiaire prêt à nous suivre.

Nous avons donc choisi d’aller passer la nuit au refuge du Goléon, face à la Meije. La présence du lac du Goléon, avec d’un côté la Meije et de l’autre l’envers des Aiguilles d’Arve, devait nous assurer quelques belles prises même avec une météo mitigée. Sans compter que, d’après les renseignements de Marc, quelques vautours étaient signalés dans le secteur.

Récit de stage

Nous sommes arrivés à la Grave en début d’après-midi après avoir récupéré notre stagiaire en gare de Grenoble, covoiturage oblige pour minimiser l’emprunte écologique de ce stage photo en Oisans.

La marche jusqu’au refuge du Goléon n’est pas longue mais il y a un peu de dénivelée malgré tout, nous y sommes arrivés juste à temps pour un rafraichissement avant de repartir, délestés de nos sacs, explorer les abords du lac. L’occasion surtout d’évaluer correctement le niveau technique de notre stagiaire et lui prodiguer les bons conseils en prévision d’un coucher de soleil qui s’annonçait intéressant.

Intéressant, il l’a été ! Un plafond nuageux dense, mais qui a laissé filtrer les derniers rayons du soleil, juste au raz des sommets de l’Oisans qui nous faisaient face, une lumière comme on aime en avoir ! La soirée s’est poursuivie tard sous les étoiles, en compagnie du gardien lui aussi amateur de photos, de voie lactée et de génépi.

Le lendemain matin le réveil n’a pas été facile, les nuages nous ayant fait hésiter… un peu trop pour vraiment profiter des premières lueurs du jour. Malgré tout la moisson d’images de ce stage photo en Oisans n’a pas été mauvaise du tout, et nous avons encore pu largement profiter de la matinée dans ce vallon du Goléon.