Quelques jours dans les Cinqueterre

Ça faisait longtemps que ce nom me faisait rêver : Cinqueterre, cinq villages colorés accrochés à la côte ligure. Un accès routier tellement limité qu’il est plus simple de les explorer en train, en bateau et surtout à pieds.

Quand on habite en Tarentaise, l’Italie est déjà toute proche. Le plus simple pour découvrir ce joyau de la Ligurie est d’aller se garer à Aoste, puis se laisser porter par le train via Turin et La Spezia. La majorité du voyage se fait dans des trains à grande vitesse qui n’ont rien à envier à nos TGV. On termine avec la petite ligne locale qui s’arrête dans chaque village des Cinqueterre.

Pour ces 3-4 jours, nous avions choisi de nous loger dans une charmante pension de famille du village de Vernazza. C’est le second village des Cinqueterre en arrivant du nord-ouest. On trouve, du nord-ouest au sud-est : Monterosso, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore.

Monterosso

La première journée nous vit partir en balade jusqu’à Monterosso. Balade facile et agréable par des sentiers parfois étroits entre falaises, vignes et forêt méditerranéenne. L’occasion aussi de découvrir ces étonnants monorails utilisés pour l’entretien des vignes.

Un soir à Vernazza

De retour sur Vernazza, je partis me balader sur les hauteurs du village à la recherche d’un beau point de vue pour profiter du coucher de soleil. La lumière commençait à devenir douce, quelques nuages modelaient le ciel.

Je n’ai pas été déçu par ce coucher de soleil ! J’avais trouvé un beau point de vue, seule la tour ne se détachait pas suffisamment. Je n’y étais pas le seul photographe, un autre avait déjà installé son trépied.

Une demi-heure plus tard, j’étais de l’autre côté du village, pour profiter des lumières du petit port à l’heure bleue. Là non plus je n’ai pas brillé par mon originalité : pas moins de cinq photographes y profitaient des belles lumières !

Corniglia et Manarola

Le lendemain nous vit explorer la côte en direction du sud-est. Corniglia, perché sur son rocher, fut un bon endroit pour le casse-croûte.

Une petite baignade à Manarola, avant de revenir en bateau au bercail, et voir tous ces villages depuis la mer.

Un dernier repas sur le port d’Amsterdam de Vernazza, le temps de profiter de la douceur nocturne, puis il était temps de revenir à nos montagnes…

Vous pouvez retrouver quelques-unes de ces photos en plus grand format dans la galerie.

Yannick Chirat, sculpteur

En plus d’être un excellent ami et collègue Accompagnateur en Montagne, Yannick Chirat est aussi un sculpteur talentueux. Son travail de la pierre et du bronze est fin et délicat, les formes qu’il sculpte sont douces et retiennent le regard. Ça a donc été un réel plaisir lorsqu’il m’a demandé de photographier ses dernières œuvres et de réaliser un site web pour la promotion de son travail d’artiste sculpteur, il souhaitait un site simple et fonctionnel comme le mien.

Un shooting en lumière naturelle

A l’époque (septembre 2013) je ne disposais de quoi travailler qu’avec un seul flash déporté, nous avons donc fait le choix d’un shooting photo en lumière naturelle avec éclairage additionnel. Les paysages de Tarentaise faisant un fond tout-à-fait acceptable, il ne nous restait plus qu’à attendre une fin d’après-midi pour avoir une lumière douce.

Deuxième shooting, studio improvisé

Un mois plus tard, nous avons fait le choix de prises de vues en studio sur fond noir pour une deuxième série sur son travail de sculpteur. N’ayant toujours qu’un seul éclairage déporté, il a fallu improviser et ruser pour équilibrer la lumière et faire ressortir certaines œuvres un peu sombres sur le fond noir. Finalement, le résultat a dépassé nos espérances ! Il y a des jours où l’on ne regrette pas d’avoir passé du temps à étudier les bases de la photo « strobist ».

Un site web pour notre sculpteur

La réalisation du site n’a pas été très difficile : la structure étant à peu près la même que pour mon propre site, le codage n’en était que plus facile. Pour la présentation de ses œuvres, j’ai opté pour une galerie Piwigo car j’en étais très satisfait pour mon propre site et j’en maitrisais déjà le fonctionnement. Notre principale crainte concernait finalement le référencement :  le but étant d’être sur la première page des résultats de recherche sur la requête sculpteur savoie. A priori, je m’en suis bien sorti…

Site web Yannick Chirat sculpteur
Une troisième séance dans de meilleures conditions

Un an après la réalisation du site Yannick avait terminé de nouvelles sculptures, nous avons donc refait une séance studio. Cette fois les conditions de prise de vue furent bien meilleures, m’étant équipé d’un deuxième éclairage déporté.

Visitez le site de notre ami sculpteur : www.yannickchirat-sculpteur.com

Stage photo en Oisans face à la Reine Meije

Avec mon collègue Marc Chevallay nous avions programmé un stage photo « facile » en Haute Maurienne Vanoise pour ce mois de septembre 2014. Nous avons choisi de déplacer ce stage photo en Oisans, n’ayant qu’un seul stagiaire inscrit et qui était ouvert à toute proposition. C’était l’opportunité d’en faire aussi une sorte de stage « d’exploration ».

Stage photo montagne

Pourquoi ce stage photo en Oisans ?

Tous deux amoureux des montagnes, et pas seulement de celles qui nous entourent, nous avions envie depuis un moment faire une sortie photo face à la Meije pour repérer les lieux et proposer un jour un stage photo en Oisans. L’occasion était donc trop belle de combiner à la fois le repérage dans un coin dont nous connaissions déjà le potentiel, et un stage photo original avec un stagiaire prêt à nous suivre.

Nous avons donc choisi d’aller passer la nuit au refuge du Goléon, face à la Meije. La présence du lac du Goléon, avec d’un côté la Meije et de l’autre l’envers des Aiguilles d’Arve, devait nous assurer quelques belles prises même avec une météo mitigée. Sans compter que, d’après les renseignements de Marc, quelques vautours étaient signalés dans le secteur.

Récit de stage

Nous sommes arrivés à la Grave en début d’après-midi après avoir récupéré notre stagiaire en gare de Grenoble, covoiturage oblige pour minimiser l’emprunte écologique de ce stage photo en Oisans.

La marche jusqu’au refuge du Goléon n’est pas longue mais il y a un peu de dénivelée malgré tout, nous y sommes arrivés juste à temps pour un rafraichissement avant de repartir, délestés de nos sacs, explorer les abords du lac. L’occasion surtout d’évaluer correctement le niveau technique de notre stagiaire et lui prodiguer les bons conseils en prévision d’un coucher de soleil qui s’annonçait intéressant.

Intéressant, il l’a été ! Un plafond nuageux dense, mais qui a laissé filtrer les derniers rayons du soleil, juste au raz des sommets de l’Oisans qui nous faisaient face, une lumière comme on aime en avoir ! La soirée s’est poursuivie tard sous les étoiles, en compagnie du gardien lui aussi amateur de photos, de voie lactée et de génépi.

Le lendemain matin le réveil n’a pas été facile, les nuages nous ayant fait hésiter… un peu trop pour vraiment profiter des premières lueurs du jour. Malgré tout la moisson d’images de ce stage photo en Oisans n’a pas été mauvaise du tout, et nous avons encore pu largement profiter de la matinée dans ce vallon du Goléon.