Le lac d’Arpy

Ce fut une vraie joie lorsque mon ami et photographe Xavier Beaudoux m’a demandé si je pouvais l’emmener quelques jours en bivouac en septembre 2018. Une belle opportunité, qu’un photographe que j’admire requiert mes services ! Restait à trouver les bons sites… Un des premiers qui me vint à l’idée était le lac d’Arpy, pour sa vue extraordinaire sur les Grandes Jorasses.

Venir au lac d’Arpy

Depuis Bourg Saint Maurice on y est assez vite le col du Petit Saint Bernard. On redescend côté italien sur le village valdôtain de La Thuile avant de remonter à un petit col moins connu, le col de San Carlo (ou Saint Charles). C’est de ce col que commence la courte et facile randonnée pour le lac d’Arpy. 100m de dénivelée, environ 3km, s’il y a un bivouac facile d’accès c’est bien celui-là ! Qui plus est, l’altitude des lieux étant peu élevée, il y fait encore bon assez tard dans la saison. Il y a aussi assez d’herbages pour y installer un bivouac très confortable. Il faudra juste composer avec la multitude de campeurs qui auront eu la même idée…

Une fois la tente installée, il n’y a plus qu’à contempler. La muraille de la face italienne des Grandes Jorasses vient se refléter dans le lac d’Arpy, changeant de couleurs à mesure que la lumière évolue. Quelques mélèzes ornent ce paysage, qui doivent lui donner une lumière différente avec les couleurs automnales d’octobre. Pas de doute, je vais être obliger de retourner bivouaquer un jour au lac d’Arpy !

L’équipement photo

Pas besoin de matériel photo professionnel ici : l’ultra grand-angle ne rend que peu hommage aux Grandes Jorasses. Un grand angle classique entre 24 et 35mm (en 24*36) donnera tout son potentiel. Les focales standard autour de 50mm sont bien adaptées aussi.

Par contre les filtres polarisants restent utiles, comme toujours en photo de paysage ! Si comme moi vous aimez les premiers plans bien présents, pensez aussi à un filtre ND Grad. Quant au trépied, il reste toujours indispensable en bivouac !

Xavier en action

Retrouvez les photos de cette série en meilleure qualité dans la galerie.

Au fil des Alpes Grées

Durant l’été 2017, j’ai réalisé un trek original au fil des Alpes Grées avec des groupes différents, dans un sens puis dans l’autre. Les Alpes Grées, c’est ce massif frontalier qui s’étend du Col du Petit Saint Bernard, jusqu’au Massif du Grand Paradis. Plus confidentiel que ses voisins du Mont Blanc, de la Vanoise ou du Grand Paradis, le massif des Alpes Grées offrent cependant assez de sentiers balisés et de refuges accueillants pour de beaux itinéraires en se jouant des frontières.

Après un premier séjour en juillet avec des clients anglais, j’ai pu y retourner en septembre avec un autre groupe d’habitués. J’avais profité des lumières d’automne pour emporter l’appareil photo.

Refuge du Ruitor et Lac du Petit

La première journée était assez courte, il s’agissait simplement de monter au Refuge du Ruitor. J’ai pu facilement motiver le groupe pour une balade supplémentaire au lac du Petit. De là, la vue sur les glaciers du Ruitor est belle. La descente s’est faite avec le soleil déclinant.

L’Archeboc sous la pluie et la neige

La deuxième journée devait être une jolie randonnée tranquille, passant par le lac Noir du Monséti. Mais les éléments en avaient décidé autrement, et c’est sous la pluie que le refuge de l’Archeboc nous vit arriver. Ce fut une longue après-midi de lecture à l’abri, tout en faisant sécher nos affaires… Seul le crépuscule nous redonna un peu d’espoir pour le lendemain.

Mario Bezzi, l’autre versant des Alpes Grées

La troisième journée de ce trek nous vit basculer sur l’autre versant des Alpes Grées, en Italie. C’est par le Col du Mont que nous sommes passés dans le Valgrisenche, pour rejoindre le Refuge Mario Bezzi, niché au bord d’un petit lac avec vue sur les glaciers italiens de la Grande Sassière.

Le col du Rocher Blanc

Quatrième et dernier jour de trek, nous repassâmes en France par le col du Rocher Blanc, ou col Vaudet, qui ferme le fameux vallon du Clou. Magnifique vallon sauvage, il est dominé par les glaciers de la Balme, qui alimentent par leurs chutes de séracs un étonnant glacier régénéré, perdu au creux des alpages.

Le vallon du Clou est un riche alpage toujours en activité, mais les vieux chalets ont été abandonnés. Les glaciers du Mont Pourri lui offrent une toile de fond de toute beauté.

Vous retrouverez certaines de ces photos en meilleure définition dans ma galerie ici et .

Quelques jours dans les Cinqueterre

Ça faisait longtemps que ce nom me faisait rêver : Cinqueterre, cinq villages colorés accrochés à la côte ligure. Un accès routier tellement limité qu’il est plus simple de les explorer en train, en bateau et surtout à pieds.

Quand on habite en Tarentaise, l’Italie est déjà toute proche. Le plus simple pour découvrir ce joyau de la Ligurie est d’aller se garer à Aoste, puis se laisser porter par le train via Turin et La Spezia. La majorité du voyage se fait dans des trains à grande vitesse qui n’ont rien à envier à nos TGV. On termine avec la petite ligne locale qui s’arrête dans chaque village des Cinqueterre.

Pour ces 3-4 jours, nous avions choisi de nous loger dans une charmante pension de famille du village de Vernazza. C’est le second village des Cinqueterre en arrivant du nord-ouest. On trouve, du nord-ouest au sud-est : Monterosso, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore.

Monterosso

La première journée nous vit partir en balade jusqu’à Monterosso. Balade facile et agréable par des sentiers parfois étroits entre falaises, vignes et forêt méditerranéenne. L’occasion aussi de découvrir ces étonnants monorails utilisés pour l’entretien des vignes.

Un soir à Vernazza

De retour sur Vernazza, je partis me balader sur les hauteurs du village à la recherche d’un beau point de vue pour profiter du coucher de soleil. La lumière commençait à devenir douce, quelques nuages modelaient le ciel.

Je n’ai pas été déçu par ce coucher de soleil ! J’avais trouvé un beau point de vue, seule la tour ne se détachait pas suffisamment. Je n’y étais pas le seul photographe, un autre avait déjà installé son trépied.

Une demi-heure plus tard, j’étais de l’autre côté du village, pour profiter des lumières du petit port à l’heure bleue. Là non plus je n’ai pas brillé par mon originalité : pas moins de cinq photographes y profitaient des belles lumières !

Corniglia et Manarola

Le lendemain nous vit explorer la côte en direction du sud-est. Corniglia, perché sur son rocher, fut un bon endroit pour le casse-croûte.

Une petite baignade à Manarola, avant de revenir en bateau au bercail, et voir tous ces villages depuis la mer.

Un dernier repas sur le port d’Amsterdam de Vernazza, le temps de profiter de la douceur nocturne, puis il était temps de revenir à nos montagnes…

Vous pouvez retrouver quelques-unes de ces photos en plus grand format dans la galerie.

La Haute-Maurienne sans frontière

Pour relancer un peu ce blog négligé, je vais publier de temps en temps mes séries de photo. On commence donc avec un petit trek en Haute-Maurienne.

Ça pourrait paraître un peu doublon avec les publications dans la galerie ou sur les réseaux sociaux. Cependant, ça permet surtout d’avoir une vision différente d’une série, plus cohérente, avec un petit récit et des photos inédites.

On va donc commencer avec une série pas toute récente, de juillet 2016. Cet été-là j’avais proposé à des clients un trek de 5 jours en Haute-Maurienne (Savoie) qui cheminait de part et d’autre de la frontière italienne. Comme c’étaient des clients réguliers et qu’on dormait en refuge, je m’étais permis une petite surcharge de matériel photo…

La première journée ne fut pas très longue mais sportive quand même, pour profiter d’un panorama imprenable sur le lac du Mont Cenis. La météo n’ayant pas vraiment été de la partie, je n’en ai gardé que peu de photos.

La journée suivante nous a vu basculer sur l’Italie en empruntant un itinéraire possible d’Hannibal : le col Clapier. La vue sur la vallée de Suze était extraordinaire.

Puis le retour vers la Haute-Maurienne par un ancien col glaciaire. Une journée difficile techniquement à cheminer dans des pierriers puis sur des névés rescapés de l’hiver.

La quatrième journée ne fut pas de tout repos non plus, avec encore de la neige mais toujours les paysages époustouflants de la Haute Maurienne.

En enfin, la dernière journée nous vit redescendre près de la civilisation. Son premier contact fut l’étonnante chapelle de Saint Pierre d’Extravache

N’hésitez pas à aller voir quelques-unes de ces photos en grand format dans la galerie !