Le miroir du Cormet de Roselend

Pour terminer le séjour de Xavier, après un bivouac au Lac d’Arpy et une nuit au refuge du Plan du Lac, j’ai décidé d’explorer un nouveau site. Un autre ami photographe m’avait il y a quelques années envoyé une surprenante photo du Mont Blanc se reflétant dans un lac, près du Cormet de Roselend. J’avais mis du temps à trouver d’où il avait bien pu la prendre !

Un lac sans nom

Ce petit lac n’a pas de nom connu ni de chemin tracé sur les cartes. Il se trouve pourtant tout près d’un lieu touristique très fréquenté : le Cormet de Roselend. Il est perché à plus de 2000m d’altitude dans le Beaufortain et offre une belle vue sur le Mont Blanc. Un beau lieu pour bivouaquer ! Je ne donnerai pas plus d’informations, pour préserver un des rares lieux peu fréquentés de la région, ainsi que la tranquillité des vaches qui y pâturent.

Autant dire que nous y étions tranquilles, à peine perturbés par la curiosité des vaches ! Le plus difficile fut finalement de trouver un endroit assez plat et pas trop caillouteux pour y planter la tente ! En effet, malgré l’altitude modeste, le lac se trouve au pied de nombreux éboulis et d’une imposante moraine, à priori formée par un glacier rocheux peut-être encore actif.

De l’adaptation du photographe

Quelques linaigrettes ont fait notre bonheur le temps que le Mont Blanc prenne des couleurs, puis tout s’est emballé. L’ultra grand angle est resté dans le sac jusqu’à l’apparition des étoiles, faute d’un décor assez proche. Par contre le 35mm (monté sur boitier APS-C il cadre comme un 50mm en format 24×36) était de la fête !

Au matin, le léger voile atmosphérique qui avait fait notre bonheur la veille au soir avait disparu. Le ciel était par conséquent assez peu flamboyant. Mais le soleil nous offrit un contre-jour extraordinaire sur les falaises italiennes du Mont Blanc. C’était l’occasion de se rappeler qu’un téléobjectif a aussi sa place en photo de paysage.

Retrouvez les photos de cette série en meilleure qualité dans la galerie.

Le Plan du Lac

Après un beau bivouac au lac d’Arpy, , nous avons repassé le Petit Saint Bernard et enchainé sur le col de l’Iseran. Xavier m’avait demandé de l’emmener visiter un spot photo magique : le Plan du Lac.

L’accès au Plan du Lac

Pour ceux qui ne connaissent pas, le Plan du Lac se trouve près de Termignon , en Haute-Maurienne-Vanoise. On quitte Termignon par une petite route jusqu’à un grand parking. Au-delà la route est réservée aux alpagistes, gardiens de refuges et secours. En effet, nous entrons dans la zone cœur du Parc National de la Vanoise, une zone protégée. Le refuge est à moins d’une heure de marche facile de ce parking. Nous avons donc un refuge tout confort et facile d’accès (sauf l’hiver).

Un site naturel extraordinaire

On passe un premier lac juste avant d’arriver au refuge. Il est assez photogénique mais il y a bien mieux quand on scrute un peu la carte IGN ! Un peu après le refuge on trouve en effet un petit coin de steppe parsemé de petits lacs. En se retirant il y a 15000 ans, les glaciers ont laissé de nombreux trous d’eau patiemment creusés dans les roches. Et… face à nous, se reflétant dans ces petits miroirs, la face sud de la Grande Casse ! Le point culminant du massif domine le site de ses 3850m d’altitude.

N’oublions pas toutefois que nous sommes dans un milieu naturel doublement fragile : une zone humide en montagne. Le Parc National est là pour nous le rappeler et en assurer la protection.

Le matériel photo

Si la météo est avec vous, ce site est extraordinaire pour le photographe, même débutant. Difficile de ne pas en ramener une bonne photo, tellement les possibilités de cadrages sont infinies. Ici l’amateur d’ultra grand angle se fait plaisir, combinant des premiers plans variés avec la Grande Casse en toile de fond. Compte tenu de l’accès facile et du confort du refuge, on peut bien entendu se surcharger un peu de matériel photo… Donc n’oubliez surtout pas vos filtres polarisants, ND Grad, ni votre trépied !

Xavier face à la Grande Casse

Retrouvez les photos de cette série en meilleure qualité dans la galerie.

Le lac d’Arpy

Ce fut une vraie joie lorsque mon ami et photographe Xavier Beaudoux m’a demandé si je pouvais l’emmener quelques jours en bivouac en septembre 2018. Une belle opportunité, qu’un photographe que j’admire requiert mes services ! Restait à trouver les bons sites… Un des premiers qui me vint à l’idée était le lac d’Arpy, pour sa vue extraordinaire sur les Grandes Jorasses.

Venir au lac d’Arpy

Depuis Bourg Saint Maurice on y est assez vite le col du Petit Saint Bernard. On redescend côté italien sur le village valdôtain de La Thuile avant de remonter à un petit col moins connu, le col de San Carlo (ou Saint Charles). C’est de ce col que commence la courte et facile randonnée pour le lac d’Arpy. 100m de dénivelée, environ 3km, s’il y a un bivouac facile d’accès c’est bien celui-là ! Qui plus est, l’altitude des lieux étant peu élevée, il y fait encore bon assez tard dans la saison. Il y a aussi assez d’herbages pour y installer un bivouac très confortable. Il faudra juste composer avec la multitude de campeurs qui auront eu la même idée…

Une fois la tente installée, il n’y a plus qu’à contempler. La muraille de la face italienne des Grandes Jorasses vient se refléter dans le lac d’Arpy, changeant de couleurs à mesure que la lumière évolue. Quelques mélèzes ornent ce paysage, qui doivent lui donner une lumière différente avec les couleurs automnales d’octobre. Pas de doute, je vais être obliger de retourner bivouaquer un jour au lac d’Arpy !

L’équipement photo

Pas besoin de matériel photo professionnel ici : l’ultra grand-angle ne rend que peu hommage aux Grandes Jorasses. Un grand angle classique entre 24 et 35mm (en 24*36) donnera tout son potentiel. Les focales standard autour de 50mm sont bien adaptées aussi.

Par contre les filtres polarisants restent utiles, comme toujours en photo de paysage ! Si comme moi vous aimez les premiers plans bien présents, pensez aussi à un filtre ND Grad. Quant au trépied, il reste toujours indispensable en bivouac !

Xavier en action

Retrouvez les photos de cette série en meilleure qualité dans la galerie.

Week-end dans les Hautes Combes

Les Hautes Combes du Jura ont toujours eu une place à part dans mon cœur. Une partie de ma famille vivant dans la région, j’y ai naturellement passé beaucoup de mes vacances pendant mon enfance. J’y venais autant l’été que l’hiver, pour goûter à la neige ou pour faire les foins avec les cousins.

Le relief, très doux, est particulièrement adapté au ski de fond, véritable institution régionale. Mes premiers souvenirs à skis ressemblent donc plus à la Transjurassienne qu’au Criterium de la Première Neige !

Mais cette fois-ci, c’est au printemps que j’y suis venu. Je voulais faire découvrir la douceur des paysages des Hautes Combes à ma petite famille. 3-4 jours pour profiter des jonquilles au moment où fondaient les derniers névés, dans la ferme des cousins.

J’ai aussi pu profiter largement de la météo clémente pour jouer un peu avec mon matériel photo, quitte à me coucher tard et me lever tôt. Ce ne sont certainement pas mes meilleures photos, mais c’est une partie de mon enfance.

Ce qui peut le plus surprendre le promeneur, c’est cet habitat dispersé. Historiquement, l’Abbaye de Saint Claude l’avait imposé comme une manière de diviser pour mieux régner. La commune de Bellecombe est la plus caractéristique, elle n’a carrément pas de village ! La Mairie-école était, fut un temps, le bâtiment le plus isolé de la commune. Les fermes sont dispersées de part et d’autre de la combe, sur plusieurs kilomètres. Elles ont toutes la même orientation vers le sud-ouest, offrant les tavaillons de cette façade aux intempéries.

Vous trouverez plus d’infos sur cette belle région sur le site des Hautes Combes du Jura. Quelques-unes des photos illustrant cet articles sont à retrouver en meilleure qualité dans ma galerie.

Shooting photo : Kung-fu au Monal

Une série photo assez éloignée de mes habitudes ! Mon ami Jérôme est prof de Kung-fu à ses heures perdues. Il m’avait demandé au printemps précédent de lui faire quelques photos pour son asso. Mais le résultat (lumière, environnement) n’était pas satisfaisant. C’est pourquoi nous avons profité des lumières de l’automne pour refaire une séance de Kung-fu au Monal.

Le Monal, si vous ne connaissez pas, c’est bien dommage. C’est peut-être le paysage le plus emblématique de toute la Tarentaise. Un hameau d’alpage niché au creux d’une combe glaciaire, avec en toile de fond les glaciers du Mont Pourri. Bref, c’est une carte postale parfaite, et un beau fond d’écran pour une séance photo. Il y a même des petits étangs pour jouer avec les reflets.

Je ne vais pas vous expliquer le Kung-fu, je ne connais rien au sujet. Alors place aux photos !

Nous avons d’abord utilisé les majestueux glaciers du Mont Pourri comme toile de fond, le plus délicat fut ici de gérer le contre-jour. J’ai essayé de varier les cadrages autant que les focales. Mon principal regret est de n’avoir pas vu un petit soucis de mise-au-point avec mon télé-objectif. Dommage, j’aimais bien l’impression de gigantisme qu’il donnait à la scène avec le personnage minuscule devant les glaciers…

Le village surplombé des falaises de son verrou glaciaire rendait bien aussi comme décor, surtout avec le jaune automnal des mélèzes. Nous avons aussi fait quelques tentatives de reflets sur un des petits lacs du village.

Vous pourrez trouver plus d’infos sur les activités de Jérôme sur sa page Facebook Shing Ling.

D’autres photos du Monal viendront peut-être un jour s’inviter dans ma galerie… Ça me titille d’aller y faire un lever ou un coucher de soleil.

Au fil des Alpes Grées

Durant l’été 2017, j’ai réalisé un trek original au fil des Alpes Grées avec des groupes différents, dans un sens puis dans l’autre. Les Alpes Grées, c’est ce massif frontalier qui s’étend du Col du Petit Saint Bernard, jusqu’au Massif du Grand Paradis. Plus confidentiel que ses voisins du Mont Blanc, de la Vanoise ou du Grand Paradis, le massif des Alpes Grées offrent cependant assez de sentiers balisés et de refuges accueillants pour de beaux itinéraires en se jouant des frontières.

Après un premier séjour en juillet avec des clients anglais, j’ai pu y retourner en septembre avec un autre groupe d’habitués. J’avais profité des lumières d’automne pour emporter l’appareil photo.

Refuge du Ruitor et Lac du Petit

La première journée était assez courte, il s’agissait simplement de monter au Refuge du Ruitor. J’ai pu facilement motiver le groupe pour une balade supplémentaire au lac du Petit. De là, la vue sur les glaciers du Ruitor est belle. La descente s’est faite avec le soleil déclinant.

L’Archeboc sous la pluie et la neige

La deuxième journée devait être une jolie randonnée tranquille, passant par le lac Noir du Monséti. Mais les éléments en avaient décidé autrement, et c’est sous la pluie que le refuge de l’Archeboc nous vit arriver. Ce fut une longue après-midi de lecture à l’abri, tout en faisant sécher nos affaires… Seul le crépuscule nous redonna un peu d’espoir pour le lendemain.

Mario Bezzi, l’autre versant des Alpes Grées

La troisième journée de ce trek nous vit basculer sur l’autre versant des Alpes Grées, en Italie. C’est par le Col du Mont que nous sommes passés dans le Valgrisenche, pour rejoindre le Refuge Mario Bezzi, niché au bord d’un petit lac avec vue sur les glaciers italiens de la Grande Sassière.

Le col du Rocher Blanc

Quatrième et dernier jour de trek, nous repassâmes en France par le col du Rocher Blanc, ou col Vaudet, qui ferme le fameux vallon du Clou. Magnifique vallon sauvage, il est dominé par les glaciers de la Balme, qui alimentent par leurs chutes de séracs un étonnant glacier régénéré, perdu au creux des alpages.

Le vallon du Clou est un riche alpage toujours en activité, mais les vieux chalets ont été abandonnés. Les glaciers du Mont Pourri lui offrent une toile de fond de toute beauté.

Vous retrouverez certaines de ces photos en meilleure définition dans ma galerie ici et .

Balade dans le Norfolk en photo

A priori, ce n’est pas en Angleterre que j’imaginais me faire un jour plaisir en photo. C’était sans compter une belle-famille anglaise. Donc des vacances dans un pays dont je ne connaissais finalement pas grand chose, malgré sa proximité géographique. C’est donc lors d’une visite à la famille qu’on est allés se faire une petite balade dans le Norfolk.

Le Norfolk est un comté situé au nord de la région d’Est-Anglie. Vous y trouverez des paysages côtiers variés, avec des terres basses érodées mais aussi des falaises crayeuses. On y trouve entre autres des plages de sable peuplées de touffes d’herbe assez photogéniques.

Le petit coin du North Norfolk où nous avons séjourné est assez étonnant. J’y ai découvert de vastes paysages de landes, lardés de bras de mer sinueux et étroits. Ce qui fait qu’à marée haute, on peu voir circuler des bateaux à l’intérieur des terres !

Bref, si un jour vous avez envie de vous faire une tournée des pubs pour goûter de bonnes pale ales ailleurs qu’à Londres, dans l’Angleterre profonde, une balade dans le Norfolk peut s’envisager !

Vous retrouverez certaines de ces photos en plus grand format dans ma galerie photo.

Photographe pro : mise au point juridique

Comme vous l’avez peut-être lu sur mon site, j’ai la prétention de me présenter comme photographe pro. J’exerce sous le statut professionnel d’Auteur Photographe, kezako ?

C’est un professionnel !

D’abord, il s’agira de savoir ce qu’est un photographe pro… On a tous en tête l’image du paparazzi ou du photographe animalier avec son énorme téléobjectif, du photographe de mode avec son lot de paillettes et de top modèles, du photographe de presse avec son Leica ou du photographe de mariage avec trois appareils autour du ventre.

Et bien un photographe pro, ce n’est pas ça, enfin pas seulement ça.

Je m’explique : tous ces photographes peuvent être des professionnels, mais aucun n’est représentatif puisque c’est une profession aux multiples facettes, avec des compétences, des motivations, et des techniques qui n’ont pas grand chose à voir les unes avec les autres. Le seul rapport entre eux est qu’ils le font contre rémunération et qu’ils utilisent un outil commun : l’appareil photo. Plus étonnamment, il n’est même pas nécessaire d’avoir un diplôme en photographie ! Certes, ce diplôme ne garanti pas le talent, mais au moins des compétences techniques.

En ce qui me concerne, je ne suis aucun d’entre eux, incapable de diriger un modèle pour en faire un portrait parfaitement éclairé, pas assez motivé pour aller faire des reportages ou des photos de commande, pas assez patient pour de longues heures d’affut. Par contre, j’adore bivouaquer en montagne pour capter de belles lumières, des reflets de sommets enneigés dans un lac, le bruissement des étoiles au-dessus des glaciers.

Un artiste, alors ?

Ça peut paraître orgueilleux, mais comme photographe je suis plus artiste qu’artisan. Non pas que j’aie un regard plus artistique (allez voir ce que font certains photographes de mariages comme Jean-Louis Brun, niveau artistique je ne lui arrive pas à la cheville !), mais parce que je n’ai pas le statut d’artisan photographe, et que je n’ai ni les compétences ni l’envie de faire ce qu’ils font. Mon statut d’auteur me permet de vendre des tirages d’art (donc des œuvres originales signées et numérotées), de faire de la cession de droits d’auteur (par exemple pour illustrer une brochure), et c’est tout. Et ça me convient très bien.

Je fais très occasionnellement une série sur commande pour un copain sportif ou sculpteur, mais c’est pour des amis et ils me rémunèrent en pale ale ou en mondeuse. Je ne cherche pas à vendre cette compétence qui revient à ceux qui ont choisi d’en faire leur métier.

Alors effectivement, beaucoup d’artistes photographes ont en réalité un statut d’artisan, pour une raison simple : pour vivre de leur métier-passion, ils ont besoin de ce statut juridique afin de donner des cours, vendre des reproductions (donc des impressions hors conditions du tirage d’art), animer des conférences, etc. En ce qui me concerne, la photo n’étant pas mon activité principale, je n’ai pas besoin du statut d’artisan pour vivre.

Et les stages photo ?

Par ailleurs, le statut d’artisan est nécessaire pour dispenser des formations.

Je suis donc hors-la-loi me direz-vous ? Heureusement pour moi, non !

En tant d’auteur photographe, j’ai toutefois le droit d’expliquer au public ma pratique photo, les techniques que j’emploie, mais uniquement sur mon lieu d’exercice. Ça tombe bien, mon studio c’est la montagne ! Qui plus est, je suis titulaire du Diplôme d’État d’Accompagnateur en Montagne, qui me donne toutes les prérogatives pour l’encadrement de randonnées en montagne, ce que ne donne pas un statut d’artisan. C’est d’ailleurs pour cette raison que les organisateurs de stages photo en montagne sont aussi accompagnateurs en montagne voire guides de haute montagne, ou collaborent avec un diplômé pour l’encadrement de leurs stages (pensez quand même à vérifier sur leurs brochures, c’est très important pour des raisons de sécurité, d’assurance, tout ça !).

Petit point sur la rémunération

J’ai dit plus haut que je n’avais pas besoin du statut d’artisan pour vivre, et que je ne sortais des clous que pour rendre service à des amis. Je tiens à le préciser, car on voit de plus en plus sur les réseaux sociaux des demandes, émanant de particuliers mais aussi de professionnels, pour des prestations de photographe pro (mais aussi de graphiste, musicien, etc.), en échange de… visibilité, donc rien du tout en fait, parce que les professionnels seraient trop chers. Entendons-nous bien : ça a beau être un métier-passion, ça n’en est pas moins un métier, avec tout ce que ça implique de compétences, frais professionnels, cotisations sociales, et si leurs prestations semblent chères c’est parce que leur travail a un coût non-négligeable. La prestation du photographe de mariage ne se termine pas au moment où le dernier convive va se coucher. Ensuite il a des milliers de photos à trier, traiter (le traitement informatique n’est ni plus ni moins que la version numérique du développement argentique), retoucher, etc.

Bref, un photographe pro sérieux, qu’il soit auteur ou artisan, que ça soit son activité principale ou secondaire, ne cassera pas les prix en échange de visibilité. La visibilité ne se mange pas. 😉

Pour aller plus loin sur le sujet (beaucoup plus loin !), foncez visiter l’excellent blog Droit et photographie de l’avocate et photographe Joëlle Verbrugge.

Quelques jours dans les Cinqueterre

Ça faisait longtemps que ce nom me faisait rêver : Cinqueterre, cinq villages colorés accrochés à la côte ligure. Un accès routier tellement limité qu’il est plus simple de les explorer en train, en bateau et surtout à pieds.

Quand on habite en Tarentaise, l’Italie est déjà toute proche. Le plus simple pour découvrir ce joyau de la Ligurie est d’aller se garer à Aoste, puis se laisser porter par le train via Turin et La Spezia. La majorité du voyage se fait dans des trains à grande vitesse qui n’ont rien à envier à nos TGV. On termine avec la petite ligne locale qui s’arrête dans chaque village des Cinqueterre.

Pour ces 3-4 jours, nous avions choisi de nous loger dans une charmante pension de famille du village de Vernazza. C’est le second village des Cinqueterre en arrivant du nord-ouest. On trouve, du nord-ouest au sud-est : Monterosso, Vernazza, Corniglia, Manarola et Riomaggiore.

Monterosso

La première journée nous vit partir en balade jusqu’à Monterosso. Balade facile et agréable par des sentiers parfois étroits entre falaises, vignes et forêt méditerranéenne. L’occasion aussi de découvrir ces étonnants monorails utilisés pour l’entretien des vignes.

Un soir à Vernazza

De retour sur Vernazza, je partis me balader sur les hauteurs du village à la recherche d’un beau point de vue pour profiter du coucher de soleil. La lumière commençait à devenir douce, quelques nuages modelaient le ciel.

Je n’ai pas été déçu par ce coucher de soleil ! J’avais trouvé un beau point de vue, seule la tour ne se détachait pas suffisamment. Je n’y étais pas le seul photographe, un autre avait déjà installé son trépied.

Une demi-heure plus tard, j’étais de l’autre côté du village, pour profiter des lumières du petit port à l’heure bleue. Là non plus je n’ai pas brillé par mon originalité : pas moins de cinq photographes y profitaient des belles lumières !

Corniglia et Manarola

Le lendemain nous vit explorer la côte en direction du sud-est. Corniglia, perché sur son rocher, fut un bon endroit pour le casse-croûte.

Une petite baignade à Manarola, avant de revenir en bateau au bercail, et voir tous ces villages depuis la mer.

Un dernier repas sur le port d’Amsterdam de Vernazza, le temps de profiter de la douceur nocturne, puis il était temps de revenir à nos montagnes…

Vous pouvez retrouver quelques-unes de ces photos en plus grand format dans la galerie.

La Haute-Maurienne sans frontière

Pour relancer un peu ce blog négligé, je vais publier de temps en temps mes séries de photo. On commence donc avec un petit trek en Haute-Maurienne.

Ça pourrait paraître un peu doublon avec les publications dans la galerie ou sur les réseaux sociaux. Cependant, ça permet surtout d’avoir une vision différente d’une série, plus cohérente, avec un petit récit et des photos inédites.

On va donc commencer avec une série pas toute récente, de juillet 2016. Cet été-là j’avais proposé à des clients un trek de 5 jours en Haute-Maurienne (Savoie) qui cheminait de part et d’autre de la frontière italienne. Comme c’étaient des clients réguliers et qu’on dormait en refuge, je m’étais permis une petite surcharge de matériel photo…

La première journée ne fut pas très longue mais sportive quand même, pour profiter d’un panorama imprenable sur le lac du Mont Cenis. La météo n’ayant pas vraiment été de la partie, je n’en ai gardé que peu de photos.

La journée suivante nous a vu basculer sur l’Italie en empruntant un itinéraire possible d’Hannibal : le col Clapier. La vue sur la vallée de Suze était extraordinaire.

Puis le retour vers la Haute-Maurienne par un ancien col glaciaire. Une journée difficile techniquement à cheminer dans des pierriers puis sur des névés rescapés de l’hiver.

La quatrième journée ne fut pas de tout repos non plus, avec encore de la neige mais toujours les paysages époustouflants de la Haute Maurienne.

En enfin, la dernière journée nous vit redescendre près de la civilisation. Son premier contact fut l’étonnante chapelle de Saint Pierre d’Extravache

N’hésitez pas à aller voir quelques-unes de ces photos en grand format dans la galerie !